Jeudi 24 Mai 2007
roland
Je ne verray plus ce que j' aime.
Conçois-tu bien l' effort extréme
que pour bannir Medor je me fais aujourd' huy ?
Il part desesperé, tu vois où je l' expose :
il va mourir, j' en suis la cause,
je mourray bientost apres luy.
Non, un trop tendre amour dans ses jours m' interesse.
Non, qu' il ne parte point, allons le rappeller...
infortunée ! Où veux-je aller ?
Je vais trahir ma gloire, et montrer ma foiblesse.
Ciel ! Quel est mon malheur !
S' il faut que l' amour me surmonte,
je doy mourir de honte ;
s' il faut l' arracher de mon coeur,
je mourray de douleur.
Pour mieux découvrir l'oeuvre :
Jean-Baptiste Lully (1632-1687)
Tagédie en musique en un prologue et 5 actes
Livret de Philippe Quinault d'après l'Orlando furioso d'Arioste
Par rameur, Jeudi 24 Mai 2007 à 09:25 GMT+2 dans La hotte du colporteur





