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Saintes la Romaine

Raconter l’histoire de Saintes, c’est remonter les aiguilles du temps de prés de 2000 ans. En effet les Santons peuple gaulois, occupaient déjà la région au moment de la conquête romaine, et ont donné leur nom à la Saintonge et à la ville de Saintes. On peut ainsi résumer les grandes lignes de l’histoire de cette cité en 4 époques




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La capitale romaine
A l’origine les Romains appelèrent la cité campée sur les bords de la Charente, Médiolanum, au temps du règne d’Auguste (25av J-C- 14 après J-C). Ils en firent une capitale politique pour l’immense province d’Aquitaine, dotée très tôt de monuments publics dont on peut encore admirer les vestiges (l’amphithéâtre, l’arc de Germanicus, l’aqueduc et les vestiges du musée archéologique.) La cité antique devait compter dés la fin du 1er siècle prés de 15000 habitants et sa surface lui faisait atteindre vers l’ouest les limites de la ville actuelle. Mais dés le III ème siècle, la ville en déclin se rétracta dans la boucle de la Charente, à l’intérieur d’un rempart qui allait marquer sa physionomie jusqu’à la révolution. La cité fut christianisée très tôt par Saint Europe, premier évêque et martyr, selon la tradition. L’histoire reste obscure durant tout le Moyen Age, malgré la présence du siège de l’épiscopal. Les invasions musulmanes, puis normandes ont sans doute touché la ville.



La ville médiévale




Les cultes développés autour des tombaux des premiers évêques (saint Europe, saint Vivien et saint Pallais) allaient donner naissance dans les faubourgs à des sanctuaires importants. Le plus prestigieux fut celui de saint Europe, au sud- ouest de la ville. Situé sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, ce haut – lieu fut confié en 1081 aux Clunisiens par le Duc d’Aquitaine, Guy-Goeffroy Guillaume. Quelques années auparavant, Geoffroy Martel, comte d’Anjou, et sa femme Agnès de Bourgogne fondaient dans le faubourg de la rive droite, près du sanctuaire de saint Pallais, une abbaye bénédictine, l’Abbaye –aux- Dames. Avec dix paroisses et divers établissements religieux – notamment les Jacobins et les Cordeliers à partir du XII ème – Saintes était une capitale spirituelle mais dépourvue de seigneurie laïque.

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Les cultes développés autour des tombaux des premiers évêques (saint Europe, saint Vivien et saint Pallais) allaient donner naissance dans les faubourgs à des sanctuaires importants. Le plus prestigieux fut celui de saint Europe, au sud- ouest de la ville. Situé sur la route du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, ce haut – lieu fut confié en 1081 aux Clunisiens par le Duc d’Aquitaine, Guy-Goeffroy Guillaume. Quelques années auparavant, Geoffroy Martel, comte d’Anjou, et sa femme Agnès de Bourgogne fondaient dans le faubourg de la rive droite, près du sanctuaire de saint Pallais, une abbaye bénédictine, l’Abbaye –aux- Dames. Avec dix paroisses et divers établissements religieux – notamment les Jacobins et les Cordeliers à partir du XII ème – Saintes était une capitale spirituelle mais dépourvue de seigneurie laïque.

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